Nicolas Dupont-Aignan
Le projet de Debout la France met en avant la souveraineté nationale : référendum sur l'appartenance à l'Union européenne, sortie de Schengen, priorité à la production française et tarif national de l'électricité. Il prévoit des hausses de salaires financées par des baisses de cotisations et un net durcissement en matière de sécurité, de justice et d'immigration.
Pouvoir d’achat
Les salaires nets jusqu'à trois Smic augmenteraient de 8 %, financés par une baisse des cotisations salariales. La page présente cette hausse comme l'équivalent d'un 13e mois.
Chaque nouveau-né recevrait 10 000 € placés dans un fonds public et bloqués jusqu'à 60 ans. À cet âge, il en tirerait environ 500 € par mois plus un capital de 100 000 €.
La TVA serait supprimée sur une liste de 50 produits essentiels, et les frais bancaires seraient réduits.
Le prix du carburant baisserait par la suppression des certificats d'économie d'énergie, de la TVA appliquée sur la taxe, et par un plafonnement des marges des raffineurs.
Économie & emploi
Au moins 75 % de la commande publique irait à des producteurs français, à condition que leur prix ne dépasse pas de plus de 50 % celui de la concurrence.
Un fonds géré par la Caisse des dépôts financerait l'investissement productif et les relocalisations.
Les bénéfices réinvestis en France seraient taxés à moitié, ou bien ouvriraient droit à un suramortissement.
Le total des aides sociales versées à une personne sans emploi serait plafonné à 70 % du Smic net.
Un impôt sur les très grandes fortunes serait rétabli, sans la résidence principale, avec des déductions pour les investissements dans la production française.
Santé
Aucune mesure recensée sur ce thème.
Éducation
Le volume horaire consacré au français et aux mathématiques à l'école primaire augmenterait de 30 %.
La rémunération nette des enseignants augmenterait de 15 % sur quatre ans.
Sécurité & justice
Les effectifs de police et de gendarmerie augmenteraient de 10 000 en net sur le quinquennat, plus 10 000 douaniers et policiers aux frontières.
Un agent qui fait usage de son arme serait présumé en légitime défense jusqu'à preuve du contraire. Ses procès-verbaux feraient foi jusqu'à preuve contraire.
La moitié des places serait créée dans d'anciennes casernes et l'autre moitié dans des structures adaptées aux courtes peines, aux femmes et aux mineurs. Les prisons passeraient sous la tutelle du ministère de l'Intérieur.
Un établissement de 600 places ouvrirait en Guyane, avec détention en cellule individuelle 22 heures par jour.
Un plan d'urgence ferait passer le budget de la justice de 10,1 à 15 Md€.
L'ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs serait abrogée et l'âge de responsabilité pénale fixé à 16 ans. Les familles de mineurs délinquants perdraient leurs prestations sociales.
Une perpétuité réelle et incompressible serait créée. Le rétablissement de la peine de mort pour les meurtres d'enfants serait soumis à référendum.
Immigration
Les contrôles aux frontières seraient rétablis après une sortie de l'espace Schengen, avec 10 000 agents recrutés et l'appui de l'armée si nécessaire.
Le séjour irrégulier redeviendrait un délit, puni d'une peine de prison ferme.
L'aide médicale de l'État serait supprimée. Chaque département aurait un dispensaire d'urgence pour les étrangers en situation irrégulière avant leur expulsion.
Le RSA, les allocations familiales et les aides au logement ne seraient plus versés aux étrangers. Une caisse d'assurance financée par les employeurs couvrirait les travailleurs étrangers.
Le droit du sol serait aboli par référendum ; la naturalisation exigerait au moins 10 ans de résidence et un service civique de 3 mois.
Écologie & énergie
La France sortirait du marché européen de l'électricité, rétablirait le monopole d'EDF et fixerait un tarif national pour diviser le prix par deux dès la première année. Les EPR2 et les petits réacteurs modulaires seraient accélérés.
Les zones à faibles émissions seraient supprimées, ainsi que la performance énergétique minimale exigée pour mettre un logement en location. Les normes administratives seraient divisées par deux.
Europe & international
Les Français seraient consultés par référendum sur le maintien de la France dans l'UE. Le droit national primerait de nouveau sur le droit européen.
L'accord UE-Mercosur serait rejeté et les accords avec le Canada (CETA), le Chili, la Nouvelle-Zélande et le Kenya dénoncés. Des clauses miroirs imposeraient aux importations les normes françaises.
Institutions
Une pétition soutenue par un million d'électeurs permettrait de soumettre au vote une loi ou une révision constitutionnelle, après six mois de débat public.
L'Assemblée passerait à 500 députés et le Sénat à 300 sénateurs, avec des indemnités réduites de 25 %. Les régions et le CESE seraient supprimés.
Retraites
Les retraites et les traitements des fonctionnaires suivraient l'inflation chaque année.