Dominique de Villepin
Le « Projet France 2027 » propose une refonte fiscale (suppression des niches, neuf grands impôts, bascule des cotisations vers la CSG, impôt sur le patrimoine des 1 % les plus riches) et un « État stratège » appuyé sur le nucléaire, la réindustrialisation et un fonds patrimonial détenu par les citoyens. Il vise un déficit sous 3 % en 2031.
Pouvoir d’achat
Des cotisations non contributives seraient transférées vers une CSG universelle pour augmenter le salaire net.
Des contrats universels seraient fixés au coût réel de production, sans les « quasi-taxes ».
La construction atteindrait 500 000 logements par an, avec des coopératives d'habitants, une banque publique du logement et une garantie locative universelle.
Chaque enfant recevrait à la naissance un livret à rendement garanti, financé en partie par les droits de succession.
Économie & emploi
Une entreprise transmise du vivant du dirigeant ne paierait pas de droits si elle n'est pas revendue. Les impôts de production seraient supprimés.
Une liaison de transport relierait chaque heure la préfecture à ses sous-préfectures, au même prix partout en France.
Les quelque 400 niches fiscales et sociales disparaîtraient en cinq ans. Le taux réduit de TVA sur les produits essentiels et le quotient familial seraient conservés.
La fiscalité serait réduite à neuf impôts, dont un impôt unique sur le revenu, une CSG à taux unique et un prix du carbone unique. Le code fiscal tiendrait en une quarantaine de pages.
Un impôt fortement progressif s'appliquerait à partir de 2,2 M€ de patrimoine, en visant la richesse dormante plutôt que l'investissement risqué.
Les transmissions faites du vivant seraient exonérées sous 1 M€ puis taxées progressivement. Les recettes des successions seraient redistribuées aux enfants nés la même année.
La taxe foncière serait remplacée par un impôt local sur les terrains non bâtis, pour ne plus taxer la construction ni la rénovation.
Les actifs publics seraient regroupés dans un fonds inaliénable dont chaque Français serait actionnaire.
Les autoroutes repasseraient en gestion publique à la fin des concessions.
Un Plan placé sous l'autorité du Président piloterait les grands projets, notamment le nouveau nucléaire et une IA souveraine, sûre et sobre en énergie.
L'industrie représenterait 10 à 14 % de la valeur ajoutée. Le crédit d'impôt recherche serait réservé aux activités menées en France.
Une trajectoire budgétaire contraignante fixée pour cinq ans encadrerait chaque budget annuel.
Santé
Aucune mesure recensée sur ce thème.
Éducation
Le budget de l'Éducation nationale serait indexé sur l'inflation, et la dépense réelle par élève augmenterait d'au moins 20 % en dix ans.
Tous les personnels de l'école, enseignants compris, seraient augmentés d'au moins 10 %, et une grande conférence sociale sur le métier serait réunie.
Les portables seraient interdits dans l'enceinte scolaire, et le numérique comme l'IA introduits progressivement selon l'âge.
Chaque établissement aurait un coordinateur de la protection de l'enfance. Une plateforme nationale indépendante recueillerait les signalements, et un registre des auteurs de violences sur mineurs serait créé.
Sécurité & justice
Aucune mesure recensée sur ce thème.
Immigration
Aucune mesure recensée sur ce thème.
Écologie & énergie
Six EPR2 seraient construits, l'éolien en mer industrialisé et l'électrification des usages accélérée pour les ménages et l'industrie.
Un million de véhicules électriques en leasing social et un million de pompes à chaleur seraient proposés, avec un dividende climat reversé aux ménages.
Un prix du carbone serait instauré et toutes ses recettes rendues aux ménages, dans une planification écologique pluriannuelle confiée en partie aux communes.
Europe & international
Un Conseil européen de sécurité donnerait une voix prépondérante à cinq grands États. Les élargissements et Schengen seraient mis en pause.
Institutions
La Constitution exigerait une majorité des trois cinquièmes pour créer un impôt ou une niche fiscale.
Le droit serait recodifié pour diviser par quatre le volume des codes et mettre fin aux surtranspositions du droit européen.
Chaque échelon local aurait une compétence propre, financée par un impôt voté localement, avec les maires en première ligne.
Le HCFP deviendrait une autorité budgétaire à l'indépendance garantie par la Constitution, et la responsabilité personnelle des comptables publics serait rétablie.
En cas d'instabilité, un gouvernement ne pourrait être renversé que si une majorité alternative présente un autre gouvernement. Des référendums pourraient être organisés plusieurs fois par an.
Retraites
La réforme serait rouverte par une conférence sociale et une convention citoyenne. Si nécessaire, un référendum trancherait 18 mois après le lancement du processus.