David Lisnard
David Lisnard porte un projet libéral fondé sur une forte baisse de la dépense publique, la déréglementation et la décentralisation. Il propose de reverser une partie des économies en salaire net, d’introduire la capitalisation pour les retraites et de recourir au référendum sur l’immigration.
Pouvoir d’achat
Le salaire net augmenterait d'environ 10 %, soit 250 € pour un revenu médian de 2 500 €, grâce à la baisse des cotisations.
La CSG des actifs serait alignée sur celle des inactifs, qui est plus basse. La mesure serait financée par la suppression d'organismes publics jugés inutiles.
Économie & emploi
Réduction de 80 milliards d’euros la première année dans une trajectoire d’au moins 200 milliards d’économies, avec suppression d’agences et dérégulation.
Les dépenses publiques baisseraient de 200 Md€ par an en fin de quinquennat, avec un objectif de 300 Md€. 60 % des économies seraient rendues aux Français par une baisse des cotisations.
La Constitution limiterait le déficit des dépenses de fonctionnement, sans viser l'investissement.
La dépense publique serait ramenée sous 50 % du PIB en dix ans.
La part des tâches administratives dans la fonction publique passerait de 33 % à 25 %. Environ 450 000 agents quitteraient les bureaux pour le service effectif au public.
Ces deux impôts de production seraient supprimés, ce qui ramènerait les impôts de production de 2 % à 1 % du PIB.
Une TVA unique d'environ 25 %, introduite sur 12 ans, financerait la baisse des cotisations patronales. La page précise que ce point n'est pas encore tranché.
Pour les nouvelles embauches, le CDI et le CDD seraient fusionnés en un seul contrat. Les indemnités de rupture augmenteraient avec l'ancienneté.
Embaucher une personne au RSA depuis plus de deux ans donnerait droit à des charges patronales négatives. Les emplois à domicile au SMIC seraient exonérés de charges.
Le quota obligatoire de 20 à 25 % de logements sociaux par commune serait remplacé par un objectif de construction négocié entre l'État et les collectivités.
Santé
Le nombre d'étudiants en médecine doublerait d'ici 2030. Parcoursup serait supprimé et les filières PASS/LAS simplifiées.
Les ARS seraient supprimées et leurs missions transférées aux préfets et aux élus. Les maires présideraient de nouveau les conseils d'administration des hôpitaux.
Les maisons de santé seraient généralisées, à raison d'une par canton. Les actes seraient mieux remboursés dans les zones sous-dotées.
Les patients pourraient consulter ces professionnels sans ordonnance du médecin traitant.
Un consortium européen regrouperait les achats de médicaments, garantirait les prix et relocaliserait la production.
Éducation
Les enseignants seraient augmentés de 20 % en cinq ans, en échange de plus de présence dans l'établissement, de formation continue et d'évaluations.
Un certificat de fin d'école primaire conditionnerait l'entrée au collège. Les élèves en difficulté recevraient un soutien ciblé.
Les familles choisiraient librement l'école, publique ou privée. Un chèque-éducation égal au coût moyen d'un élève suivrait chaque enfant.
Les chefs d'établissement recruteraient leurs équipes et géreraient leur budget, en contrepartie d'une évaluation publique des résultats.
Un corps d'enseignants contractuels recrutés par concours national serait créé progressivement.
Chaque académie ouvrirait des classes d'excellence en mathématiques et en sciences. Le grec, le latin et la philosophie seraient initiés dès le primaire.
Sécurité & justice
Le temps passé sur le terrain par les forces de sécurité passerait de 37 % à au moins 50 %.
La majorité pénale serait abaissée à 16 ans. L'excuse de minorité deviendrait l'exception dès 13 ans, et la comparution immédiate serait ouverte aux mineurs de 13 ans et plus pour les faits graves.
Les réductions de peine automatiques seraient supprimées. Les peines planchers seraient rétablies pour les récidivistes, avec une sanction dès la première infraction.
Les effectifs des tribunaux correctionnels et le nombre de procureurs seraient doublés. Des places de prison supplémentaires seraient créées.
Les communes volontaires pourraient armer leur police municipale. Celle-ci aurait accès aux fichiers et pourrait infliger des amendes forfaitaires délictuelles.
La confrérie des Frères musulmans serait interdite, le voile proscrit à l'université et les prédicateurs radicaux expulsés.
Immigration
Le nombre de titres de séjour délivrés serait divisé par huit. Le regroupement familial serait soumis à des conditions de revenus et d'intégration.
Un enfant né en France de parents étrangers n'obtiendrait plus automatiquement la nationalité française.
La durée maximale de rétention administrative passerait à 24 mois et de nouveaux centres de rétention seraient construits.
L'aide médicale d'État serait remplacée par une aide limitée aux soins urgents.
Les prestations sociales non contributives seraient réservées aux étrangers résidant régulièrement en France depuis au moins cinq ans.
L'accord de 1968 serait remis en cause. Visas, transferts d'argent et aide au développement serviraient de leviers contre les pays qui ne coopèrent pas.
Le séjour irrégulier redeviendrait un délit. Les étrangers condamnés pour des faits graves et les étrangers fichés S seraient expulsés systématiquement.
Écologie & énergie
Les réacteurs nucléaires seraient prolongés jusqu'à 60 ans. De nouveaux EPR et des petits réacteurs modulaires seraient construits.
Les nouvelles techniques génomiques (NTG) seraient autorisées en agriculture. Les retenues d'eau seraient soutenues lorsqu'elles sont décidées localement.
Europe & international
La Constitution affirmerait la primauté du droit migratoire national sur les décisions de la CJUE et de la CEDH. La sortie de la CEDH resterait une option de dernier recours.
Les produits importés devraient respecter les mêmes normes que la production française. La surtransposition des règles européennes cesserait.
Institutions
L'administration serait organisée en trois niveaux : État, provinces et communes. Cette réforme serait validée par référendum constitutionnel.
La loi se limiterait aux grands principes et laisserait l'application au gouvernement et aux collectivités. Chaque nouveau texte serait précédé d'un diagnostic.
Un référendum permettrait de soustraire la politique migratoire aux contraintes des juridictions et des traités, si besoin par une révision constitutionnelle.
Retraites
L'âge légal de départ serait porté à 65 ans, présenté comme une priorité immédiate.
Une pension de base par répartition serait versée dès 65 ans, avec un minimum vieillesse de 1 000 € par mois. Les autres régimes basculeraient progressivement vers la capitalisation.
Une seule agence publique remplacerait les différentes caisses de retraite.